Entendre ce qui n’est pas prononcé

ImAGE enfants tibétains

Il existe des conversations où nous pouvons entendre les mots qui n’ont jamais été prononcés. Le corps, l’esprit, et deux présences se sont alors invités à l’échange. C’est lors de ces moments que nous prenons conscience que les mots sont parfois plus que des lettres, ils peuvent briser le voile retenant les ombres chinoises et nous permettre d’accéder à la mise en scène. Il devient alors évident que la clarté dans nos échanges ne viendra pas avec plus d’explication, plus de contenu, mais avec plus de sens et d’authenticité.

Nous observons ce même phénomène avec les photos de voyage. Tout peut être bien représenté, dans le moindre détail.  Nous pouvons créer un album de photos extraordinaire qui fait rêver. Toutefois, jamais l’album ne nous fera revivre l’expérience directe, la perception avec la chaleur du soleil, la douceur du vent, l’odeur et l’humidité ambiante.

L’humain, pour se développer, a besoin d’une expérience directe, entière et totale. Je ne dis pas qu’il faut balancer les mots ou les photos, il faut quand même se garder du divertissement et un espace de créativité.

Toutefois, il ne faut jamais perdre la perspective que ce qui se dit et ce qui se voit, ne représente que la partie visible du tracé du chemin à parcourir, le reste se foulent d’un pas singulier nous conduisant ultimement à la rencontre de l’autre.

Une chanson de Richard Séguin – M’entends tu

Les paroles sur http://laboiteauxparoles.com/titre/1971/richard-seguin-m-entends-tu

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Un chemin sans faute

Recueillement

À qui la faute?

Et si ce n’était pas important de trouver un coupable, mais plutôt de comprendre ce qui se passe réellement afin de se réapproprier notre capacité d’agir?

Face aux événements de la vie qui nous dérange, il est courant de rejeter la cause ou la faute sur les autres, la société et même l’univers. Mais, sont-ils vraiment la source la plus profonde de ce que nous vivons?

Le fait de ne pas être bien avec l’événement, de ne pas aimer, voire même de se sentir malheureux est déjà une piste intéressante pour trouver une réponse. Ce senti nous dirige non pas vers l’extérieur, mais bien vers nous. Non pas que je suis le coupable, que c’est de ma faute, mais minimalement j’en suis la source.

En faisant référence à la source, j’essaie d’ouvrir cet espace entre le malaise et la faute. Le malaise nous indique un état à prendre en considération, la faute renvoie à la notion de culpabilité.

Différents facteurs affectent notre façon de vivre, et surtout notre façon de répondre aux événements. Il y a l’état d’esprit, la façon dont nous avons vécu des événements comparables, notre capacité d’ouverture à la nouveauté, notre niveau d’anxiété, etc.

Face à une même situation, il est très fréquent de constater que différentes personnes répondent de façon diverse et même surprenante.

Je dirais que c’est aussi vrai pour nous-mêmes, parfois, nous constatons que ce qui nous dérangeait à une époque maintenant passe mieux, notre réponse aux évènements varie d’une période à l’autre.

La situation à l’extérieur de nous n’est pas la source du problème et de notre réaction, elle est la vie qui se déroule. Puisque notre réponse n’est pas tout le temps la même, ultimement, il n’y a pas de coupable, pas de faute, mais des apprentissages. Certains parlerons de signes que nous envoi la vie, d’autres de karma, ou encore, d’un être humain en balade sur son chemin de vie. L’important ce n’est pas de condamner, de juger, mais de porter une attention à ce que nous vivons, et de prendre conscience que nous avons un réel pouvoir sur nous.

Une chanson interprétée par Okaïdi et Playing For Change – Don’t worry, be happy

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Encore un matin

ImAGE ouverture

Lorsque nous rêvons éveillé, nous croyons réellement et viscéralement que la vie va prendre des décisions pour nous. Il s’agit d’attendre et de laisser faire.

Parfois, nous n’attendons pas cela de la vie, car nous nous reposons sur un autre sauveur, et c’est l’univers, celui par qui tout est planifié et nous avons le loisir d’attendre gentiment notre destin.

À l’éveil, le monde apparaît tel que nous le percevons, la vie se déroule simplement et la personne que nous pensons l’est véritablement.

Rien de magique, se libérer du sommeil, c’est se lever par un éveil volontaire, avec attention et observation dans l’expérience directe.

Il y a des matins douloureux, ou l’effort de se lever est incommensurable.

Il y en a d’autres ou le chant du bonheur nous soulève du lit.

C’est comme cela, et cela n’a rien à voir avec la vie, l’univers ou le cosmos, mais avec ce qui habite les yeux qui s’ouvre.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Encore un matin

Encore un matin
Un matin pour rien
Une argile au creux de mes mains
Encore un matin
Sans raison ni fin
Si rien ne trace son chemin

Matin pour donner ou bien
Matin pour prendre
Pour oublier ou pour apprendre
Matin pour aimer, maudire ou mépriser
Laisser tomber ou résister

Encore un matin
Qui cherche et qui doute
Matin perdu cherche une route
Encore un matin
Du pire ou du mieux
A éteindre ou mettre le feu

Un matin, ça ne sert à rien
Un matin
Sans un coup de main
Ce matin
C’est le mien, c’est le tien
Un matin de rien
Pour en faire
Un rêve plus loin

Encore un matin
Ou juge ou coupable
Ou bien victime ou bien coupable
Encore un matin, ami, ennemi
Entre la raison et l’envie
Matin pour agir ou attendre la chance
Ou bousculer les évidences
Matin innocence, matin intelligence
C’est toi qui décide du sens

Un matin, ça ne sert à rien

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Sans voix

Par le corps de la terre

Les conversations sont des parcelles de reflets pour nous définir, échanger et réfléchir entre nous rendant compte que d’une infime représentation de notre vie. Un reflet minuscule ne peut pas rendre compte réellement de notre expérience humaine.

Et, comme vous le savez, il n’y a pas uniquement les conversations pour illustrer ce que nous vivons. Il existe d’autres formes de parcelles de reflet comme notamment, les mots, les signes gestuels, les symboles, les dessins, les chansons, la musique, la peinture, le théâtre, la danse et j’en passe.

Mais ces différentes formes de reflets ne reproduisent qu’une infime dimension de notre expérience humaine,  même si ceux-ci nous apparaissent infinis dans un univers défini.

Il est possible de transcender la pensée et les différentes formes de langages ou d’expression, et d’accéder directement à la vie réfléchie par les petits bouts de reflet . C’est lorsque nous sommes affranchis de toutes les projections souvent sous forme d’explications, d’idées, de croyances et de préjugés que l’esprit est alors réellement inter relié et capable de voir directement ce qui est.

Nous en faisons l’expérience à petite échelle lorsque nous vivons quelque chose de sublime, comme la naissance d’un enfant ou d’un papillon, nous laissant sans voix, sans mots, incapables de décrire, nous amenant  à oublier soudainement notre vie pour être… en vie.

Une pièce musicale 2001: A Space Odyssey Theme • Also Sprach Zarathustra • Richard Strauss

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