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Mon ancien maître, Montagne   4 comments

Pérou Matchou Pichou 3

J’ai plaisir à revisiter mes maîtres anciens qui à chaque fois, me font découvrir des enseignements merveilleux.

Par exemple, le maître Montagne, m’a appris à relier les contraires dans de très nombreuses complémentarités.

Montagne m’a appris l’importance de voir les liens entre les différents éléments de ce monde ou il est valorisé de diviser pour régner. Apprendre à s’élever au-dessus du tumulte, devenir un havre de paix.

Pour cela, Montagne m’a parlé de ses quatre âges, la conception, la croissance, la maturité et puis la mort. Les mêmes étapes que nous, mais, sur une plus longue période de temps. La conscience de ces âges permet de développer une perspective et une vision.

Puis Montagne m’a parlé de sa naissance. Elle résulte du jeu des gigantesques forces tant horizontales que verticales au fil du temps. Ces mouvements telluriques pluridimensionnels suivent un cycle comprenant l’émergence, l’écartement,  la contraction et le repos. Comme la respiration. Toute naissance vient du souffle de vie. Apprendre à composer avec le cycle permet de faire face et de s’adapter à la pression provenant de notre vie en société.

Montagne est tout à fait consciente de l’effet qu’il produit sur les humains. Les perceptions sont nombreuses et parfois contradictoires. Lieu sacré, point de jonction avec les dieux, lieu interdit, lieu d’Hermitage, terre de pureté, centre du monde, ou espace interdit. Mais par-delà la représentation que nous suscitons, nous ne devons jamais oublier que sommes à notre mesure un point de rencontre privilégié entre le Ciel et la Terre. Nous sommes le temple de notre quête spirituelle.

Bien que nous ayons des grottes et des galeries souterraines en nous, nous sommes avant tout selon Montagne, le corps du dépassement de soi et par lequel toutes les ascensions sont possibles. Toute ascension culmine en une atteinte de soi et une exaltation suite au dépassement de ses propres limites. Le sommet de la vie apparaît alors sur naturel, une source de transfiguration. Il y a des cimes qui ne s’atteignent qu’en étant au présent.

La troisième est cette acceptation du changement. Nous aimons la stabilité, mais elle est contre nature. La peur du changement nous empêche d’évoluer. Regarder un cours d’eau est inspirant et nous apprend l‘ouverture au changement. Quand la température monte, et la chaleur devient extrême, l’eau s’évapore. Elle est toujours là, mais elle se transforme en vapeur. À l’inverse, lorsque le froid intense arrive sur le pays, l’eau change en glace. Accepter le changement, c’est concevoir que nous devons changer de forme en fonction du contexte où nous nous trouvons, ou que nous vivons, par exemple la maladie. L’eau s’écoule de changement en changement jusqu’au grand océan en passant par le corps de la terre.

Mes maîtres anciens, Rivière, Vent, Chemin, Arbre et Soleil pour ne nommer que ceux-ci sont riches d’enseignement. Je vous invite tout comme moi à les revisiter de temps en temps.

Une chanson de Jean Ferrat – La montagne

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/753545.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 9 août 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru, Contes

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Quand la compassion apparaît   Leave a comment

La compassion apparaît en nous par les racines de notre vécu

Elle s’élève de la terre et des pierres pour rejoindre la sève

Et lentement par le travail du temps, elle nous fortifie et s’élève

Au début le long du tronc puis, de branche en branche

Afin de s’immiscer lentement dans le mouvement de nos gestes

Puis, vient un jour où nous pouvons l’exprimer par une feuille

Puis les mots se bousculent et requièrent d’autres feuilles au vent

Pour porter le chant d’ouverture qu’elle porte en elle, en nous

Et puis, un jour, les ramifications de notre corps tendues vers le ciel

Voient apparaître les fruits de la bonté, que nous avons laissée germer

Et sans s’en rendre compte, ils se multiplient chargeant nos branches

Tellement qu’en donner ou en laisser cueillir est sans gain ou sans perte

Qu’une expression simple et humble du partage généreux du cycle de la vie

La compassion ne nous amène pas à laisser le meilleur de soi-même,

Elle est ce catalyseur de notre sève d’amour qui sommeillait en nous

Et dont les ressacs du cœur nous permettent d’en rejoindre son océan.

 

Une chanson de Sudha – Kuan Yin, the bodhisatva of compassion

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2017 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas couper ou modifier les textes et le contenu sans mon approbation, merci.

Publié 14 décembre 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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