Ce qui est relié prend de la puissance

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Ces petites gouttes d’eau qui arrivent du ciel et qui descendent la montagne pour créer des ruisseaux, des rivières, des fleuves et des nappes souterraines qui infiltrent la terre ont un pouvoir fabuleux. Seule, elle s’évapore au soleil. En étant toute regroupée, quelle force incroyable.

En regardant la mer, nous avons l’impression que c’est cette masse qui façonne les continents. En fait, il s’agit du ressac, d’un mouvement initié par les gouttes de pluie. Les masses d’eau respirent au rythme des marées.

En tournant le regard vers soi, nous constatons que comme humain, nous sommes majoritairement composés d’eau. Il en est de même pour les animaux.

Les infiltrations de la vie nous traversent tous. Nous sommes petits, uniques, différents et pourtant reliés par l’invisible onde qui bat le cycle de la vie.

Voilà une belle leçon de la vie. Pas besoin d’être solide et dure pour changer le cours de la vie. Il suffit d’être tels que nous sommes, malgré l’apparente faiblesse, et de se relier avec les autres pour faire la différence.

Une chanson deMichel Rivard – Le goût de l’eau

Les paroles sur https://www.paroles-musique.com/paroles-Michel_Rivard-Le_Gout_de_leau-lyrics,p012308231

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L’apprenti sage

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J’ai toujours été touché par la pureté de ses intentions. Il avait l’esprit ouvert et il s’intéressait à tellement de choses.  Pour lui, l’acquisition de connaissance ne servait pas à quelque chose, que ce soit le pouvoir, le travail ou le contrôle des autres, il servait avant tout à être un meilleur humain.

Pour lui, on avait l’impression que chaque mouvement curieux menant à une découverte, puis à l’acquisition d’une nouvelle connaissance ajoutait à son identification. En plus de l’acquisition d’un nouveau savoir, il faisait connaissance avec une nouvelle part de l’«autre» et ainsi le monde «extérieur» devenait de moins en moins épurant, de plus en plus positif. Il se reliait au monde et en devenait plus respectueux.

Il avait compris que pour mieux se développer, il faut changer de perspective. Il est primordial de ne pas confondre mémoire et intelligence, savoir et connaissance, et surtout, se défaire de l’illusion que les connaissances les plus importantes se trouvent dans les livres, car ceux-ci ne servent qu’à ouvrir une autre fenêtre sur le monde. Tant que la connaissance n’est recherchée que par le mental, sans l’apport de l’expérience directe, de l’intuition et de la créativité, elle n’est qu’un simple reflet de ce qui se retrouve plus loin dans une autre direction.

Il m’a fait comprendre par ses actes et son mode de vie que l’apprenti sage recherche le passage entre l’extérieur et l’intérieur, ce passage de la multiplicité à l’unité, ce point d’équilibre d’où il est possible de renouer connaissance avec l’être humain.

Prenez le temps d’observer, il passera peut-être un jour près de vous, ou encore, vous serez peut-être devenu l’apprenti sage.

Une chanson d’Alanis Morissette – You learn

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/243810.html

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Conte pour détacher et relier

ImAGE Arbre humain

Les liens sont apparus un jour, sans que j’en prenne réellement conscience. Ils ont dû s’installer la nuit pendant que je dormais. Probablement qu’au début, il n’y avait pas de tension et beaucoup de portée. On dirait qu’avec le temps, une tension s’est installée, et la marge de manœuvre pour bouger s’est réduite.

Au tout début, je me souviens, ce n’était que des pensées, c’était innocent. Puis une émotion s’y est attachée, puis une autre et tout doucement, cette simple pensée avec les émotions ont lié mon corps.

Il m’a fallu du travail et du temps pour percevoir que ces attaches que je voyais sous mes yeux, ce que mon cerveau tenait pour acquis et ma réalité n’étaient que les entraves auxquelles je voulais croire. Dès que l’illusion a disparu, la liberté de mouvement est revenue.

Il y a généralement peu de changements à apporter au scénario pour passer d’un rôle de son propre bourreau à celui de victime. Tout repose sur les mots utilisés et la perspective. Car les mots contaminent la vision qui se développe. Les mots que nous utilisons ne sont pas neutres, ils ont une capacité de fermentation en nous.

Il est possible de se relier à ce qui nous anime sans s’y attacher. Tout passe sans trop de tension à qui se préoccupe avec conscience de la liberté de mouvement.

Une chanson de ZAZ – Si jamais j’oublie

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1024281.html

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Paraboles d’Orient et d’Occident

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Un roi rendit un jour visite au grand mystique Soufi Farid. S’inclinant devant lui, il lui offrit un présent d’une grande valeur, un objet d’une rare beauté, une paire de ciseaux en or incrusté de diamants. Farid prit les ciseaux en main, les admira et les rendit à son visiteur en disant :

” Merci, Sire, pour ce cadeau précieux. L’objet est magnifique, mais je n’en ai pas l’usage. Donnez-moi plutôt une aiguille. Je n’ai que faire d’une paire de ciseaux.

Je ne comprends pas, fit le roi, si vous avez besoin d’une aiguille, il vous faudra aussi les ciseaux !

Non, expliqua Farid. Les ciseaux coupent et séparent. Je n’en ai pas besoin. Une aiguille par contre recoud ce qui a été défait. Mon enseignement est fondé sur l’amour, l’union et la communion. Il me faut une aiguille pour restaurer l’unité. Les ciseaux déconnectent et tranchent. Apportez-moi une aiguille ordinaire quand vous reviendrez me voir, cela me suffira. “

Jean Vernette dans Paraboles d’Orient et d’Occident

Une pièce musicale de Loreena McKennitt – The Mystic’s Dream

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/281303-loreena-mckennitt-the-mystic-s-dream.html

Pour souligner l’action de grâce québécoise

 

ImAGE coucher

J’ai été saisi d’une vision,

J’ai été happé par sa fenêtre

J’y ai vu les souffrances de nos cœurs

J’ai vu nos signes désespérés

Pour que tout s’arrête

La vision était là, criante de fragilité

Et l’obscurité masquait ce que nous voulons taire

Les anges, les saints, et les démons tous silencieux

Pour délier les nœuds des liens qui font mal

Tous attendent une intervention divine

Le sang de l’éden liant la femme et l’homme

Coule au fond de nous, sève de vie

Nous recherchons l’union, mais dans les faits,

Nous ne cherchons qu’à attacher

Des hommes et des femmes sans relier

Je sais qu’il n’est pas possible d’être neutre

Lorsque l’on prêche pour défendre un sacre

Le sang de l’éden finit par uniquement couler

Pour s’approprier le chemin de vie d’un autre

Le bien d’autrui ne devrait pas être un crédit

Est-ce un symbole sacré qui semblait luire au loin

Un rêve semblait le tenir étroitement dans nos mains

La vision était floue, la distance était grande

Donnant plus de pouvoir au rêve, à la quête

À travers les espoirs, flottants et errants

Le sang de l’éden liant la femme et l’homme

Amène la séduction, le succès du moment

Que ce soit un moment, ce moment

Ce moment d’oubli, un moment de bonheur

Pour remplir le vide de ce qui n’est pas lié

Entendez-vous le lointain tonnerre

Ce son inouï de milliards d’âmes

Cherchant le chemin de la paix, de l’union?

Entendez-vous le silence de chaque créature

Qui attend une intervention divine?

Le sang de l’éden

Liant la femme et l’homme

Coule au fond de nous

Nous pouvons faire l’union et l’acceptation

De la femme et de l’homme

Dans le rêve de l’intervention divine

Nous croyons faire tout notre possible

Oubliant ce qui est déjà divin en nous

Ce qui porte le germe d’acceptation

Et le code de l’architecte de la vie

Quand il ne subsistera plus rien de nos attentes

Subsistera le sang de l’union coulant à travers soi

Le ressentez-vous dans vos os et vos veines?

Il n’a pas besoin d’être versé pour partager

Ce trésor caché derrière notre diversité

Une pièce musicale avec André Rieu – Conquest of Paradise

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Mon ancien maître: Montagne

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J’ai plaisir à revisiter mes maîtres anciens qui à chaque fois, me font découvrir des enseignements merveilleux.

Par exemple, le maître Montagne, m’a appris à relier les contraires dans de très nombreuses complémentarités.

Montagne m’a appris l’importance de voir les liens entre les différents éléments de ce monde ou il est valorisé de diviser pour régner. Apprendre à s’élever au-dessus du tumulte, devenir un havre de paix.

Pour cela, Montagne m’a parlé de ses quatre âges, la conception, la croissance, la maturité et puis la mort. Les mêmes étapes que nous, mais, sur une plus longue période de temps. La conscience de ces âges permet de développer une perspective et une vision.

Puis Montagne m’a parlé de sa naissance. Elle résulte du jeu des gigantesques forces tant horizontales que verticales au fil du temps. Ces mouvements telluriques pluridimensionnels suivent un cycle comprenant l’émergence, l’écartement,  la contraction et le repos. Comme la respiration. Toute naissance vient du souffle de vie. Apprendre à composer avec le cycle permet de faire face et de s’adapter à la pression provenant de notre vie en société.

Montagne est tout à fait consciente de l’effet qu’il produit sur les humains. Les perceptions sont nombreuses et parfois contradictoires. Lieu sacré, point de jonction avec les dieux, lieu interdit, lieu d’Hermitage, terre de pureté, centre du monde, ou espace interdit. Mais par-delà la représentation que nous suscitons, nous ne devons jamais oublier que sommes à notre mesure un point de rencontre privilégié entre le Ciel et la Terre. Nous sommes le temple de notre quête spirituelle.

Bien que nous ayons des grottes et des galeries souterraines en nous, nous sommes avant tout selon Montagne, le corps du dépassement de soi et par lequel toutes les ascensions sont possibles. Toute ascension culmine en une atteinte de soi et une exaltation suite au dépassement de ses propres limites. Le sommet de la vie apparaît alors sur naturel, une source de transfiguration. Il y a des cimes qui ne s’atteignent qu’en étant au présent.

La troisième est cette acceptation du changement. Nous aimons la stabilité, mais elle est contre nature. La peur du changement nous empêche d’évoluer. Regarder un cours d’eau est inspirant et nous apprend l‘ouverture au changement. Quand la température monte, et la chaleur devient extrême, l’eau s’évapore. Elle est toujours là, mais elle se transforme en vapeur. À l’inverse, lorsque le froid intense arrive sur le pays, l’eau change en glace. Accepter le changement, c’est concevoir que nous devons changer de forme en fonction du contexte où nous nous trouvons, ou que nous vivons, par exemple la maladie. L’eau s’écoule de changement en changement jusqu’au grand océan en passant par le corps de la terre.

Mes maîtres anciens, Rivière, Vent, Chemin, Arbre et Soleil pour ne nommer que ceux-ci sont riches d’enseignement. Je vous invite tout comme moi à les revisiter de temps en temps.

Une chanson de Jean Ferrat – La montagne

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/753545.html

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