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Quelle est l’utilité de regarder dehors ?   Leave a comment

ImAGE ouverture

Wei Wu Wei : Quelle est l’utilité de regarder dehors ? Tout ce que vous allez voir ce sont des objets ! Retournez-vous et regardez dedans.

– Verrai-je donc le sujet à la place ?

Wei Wu Wei : Si c’était ce que vous voyiez, vous regarderiez un objet. Un objet est un objet quelle que soit la direction dans laquelle vous regardez.

– Ne me verrai-je donc pas ?

Wei Wu Wei : Vous ne pouvez pas voir ce qui n’est pas là !

– Alors que verrai-je ?

Wei Wu Wei : Vous verrez peut-être l’absence de vous-même, ce qui est ce qui regarde. On l’a appelé « le vide ».

Wei wu Wei

Une pièce musicale Zen – Aku Flute

 

Publié 17 juin 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Le premier pas   1 comment

Inde Varanasi promenade

Le premier pas pour apprendre à apprécier le dharma à sa juste valeur consiste à reconnaître et à accepter pleinement que le samsara est une maladie incurable dont nous souffrons tous.

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Si le bien-être est votre souci principal, vous feriez bien mieux de vous faire faire un massage intégral ou d’écouter de la musique enlevée et revitalisante. Cela vous fera beaucoup plus de bien qu’un enseignement bouddhiste qui n’est pas fait pour vous réconforter.

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Le chemin lui-même doit éventuellement être abandonné, tout comme vous abandonner un bateau lorsque vous atteignez l’autre rive. Vous devez descendre une fois que vous vous êtes arrivé. Au point de réalisation total, vous devez abandonner le bouddhisme. Le cheminement spirituel est une solution temporaire, un placebo pour être utilisé jusqu’à ce que le vide soit compris.

Dans Pas pour le bonheur de Khyentse Norbu

Une pièce musicale de Kitaro – Silk road

Publié 15 mai 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Avancer grâce à l’inconnu   Leave a comment

ImAGE code-quantique

C’est amusant de constater que nous nous accommodons de ne pas tout comprendre, et, malgré cela, nous avançons sur les planchers fragiles. Nous ne faisons pas de cas du fait que nous avons une compréhension minimale.

Par exemple, je pense à cette personne qui m’a déjà dit qu’elle ne comprenait pas pourquoi les gens pensent que du vide peut naître la matière. Elle me disait qu’il faut être pragmatique dans la vie et composer avec la réalité.

Je me souviens de lui avoir demandé si elle savait compter. Elle avait répondu oui en riant un peu de moi. Je lui ai demandé si elle utilisait les chiffres tous les jours. Même réponse, tout en poussant un peu plus l’offense.

En mathématique, le vide est le zéro, l’absence. Mais après, apparaissent le chiffre 1, puis les autres chiffres. De plus, à fréquence fixe, il nous faut ajouter une parcelle de vide, ce fameux zéro, pour changer de dizaine.

La conception du nombre zéro, puis son intégration ont révolutionné les mathématiques et nous ont permis comme civilisation de développer nos connaissances et nous savons tous que les ordinateurs ne sauraient fonctionner sans ce fameux chiffre. Le virtuel est composé d’une partie de vide!

Nous oublions parfois que notre expérience est avant tout basée sur ce qu’il nous reste à découvrir. Il m’arrive de sourire quand tout me semble vide dans ma vie, au lieu de penser à l’échec, je pense à la création qui va bientôt en émerger.

Ce n’est qu’en gardant l’esprit conscient de notre petitesse et en le gardant ouvert que nous pouvons saisir les opportunités permettant de grandes avancées et ainsi, franchir le seuil de l’improbable.

Une pièce musicale de Yann Tiersen – Point Zéro

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 11 avril 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Et si faire le vide, c’était aussi faire le plein ?   Leave a comment

Etienne Klein est physicien, directeur de recherches au CEA et docteur en philosophie des sciences. Il dirige le Laboratoire de Recherche sur les Sciences de la Matière du CEA (LARSIM) et enseigne la philosophie des sciences à l’école centrale de Paris.

Il partage ses réflexions sur l’idée du vide qui souvent évoque le néant ou le rien. Dès l’instant même où l’on veut penser ce concept, on le transforme, on le substantifie, on lui attribue un corps, une matérialité, que le néant ne saurait posséder sans contredire sa propre définition.

Il pose la question suivant : Mais alors qu’est-ce que le vide? Voici une belle invitation à explorer les perspectives du vide.

Publié 2 avril 2018 par dandanjean dans Débats à partager

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La nature a horreur du vide?   2 comments

ImAGE univrs
Il m’est souvent arrivé d’entendre l’expression « La nature a horreur du vide » du philosophe grec de l’époque antique, Aristote. Il faisait le constat dont la nature exige que tout espace soit rempli de quelque chose, même si ce quelque chose est incolore et inodore.

La science moderne nous démontre d’une certaine façon le contraire. Puisque tout autour de nous est parsemé d’atomes et de particule, dans les faits, à l’échelle microscopique, nous pouvons voir le vide dans lesquels gravitent les électrons et leurs noyaux retenus par les forces nucléaires. Vide, que notre condition d’être macroscopique nous empêche d’observer directement. La nature n’a donc pas horreur du vide, elle en est composée.

Alors, si matière et vide se côtoient à petite et grande échelle, nous devons aussi être conscients qu’il en est de même à l’échelle humaine.

Je ne pratique pas l’entraînement de l’esprit pour faire le vide en permanence dans mon esprit, car ainsi je serais mort. Il est toutefois possible de prendre la mesure du présent, de ce vide qui est présent dans la vie, et de nous y plonger tout en étant conscient que la matière de notre esprit, les émotions et les pensées viennent graviter dans cet espace libre et elles sont retenues par l’impression de manquer de quelque chose souvent sous forme d’espoirs et de peurs. L’entraînement de l’esprit nous permet d’en prendre conscience et de nous détendre de nous-mêmes. Au lieu de tenter de nous accrocher à un espoir qui nous fuit tout le temps entre les doigts, nous pouvons accueillir ce vide de présent afin d’accompagner toute forme de matière. Il n’y a rien d’extraordinaire à avoir de l’espoir ou de la peur quand on affronte l’inconnu. Dans l’entraînement de l’esprit, après la notion d’engagement et de persévérance, la notion de douceur est fondamentale. Ne pas être trop dur avec soi-même, accepter notre condition actuelle malgré nos imperfections, nos doutes ou nos erreurs.  En somme, s’entraîner non pas pour être sage ou pour gagner le grand concours de je ne sais quoi, mais pour vivre simplement et habiter réellement un corps avec un esprit sain.

Il y a des expériences formidables dans des gestes simples, par exemple, expirer. Habiter l’expiration nous permet de découvrir cette capacité à lâcher prise et de nous ouvrir à sa fin à cette forme de partage du vide avec la nature qui nous entoure. Il s’agit en fait d’une énergie douce et incroyable qu’est cette simple capacité de renoncer aux choses quand ce n’est plus utile ou qu’il le faut.

Une chanson de Pink Floyd interprétée par David Gilmour – Wish you were here 

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

De tout au rien et de rien au tout   Leave a comment

respiration conscience

Nous naissons et le sentiment de la reconstruction de la vie s’installe. L’enfant devra apprendre à marcher, apprendre à parler, à se nourrir d’expériences et de connaissances pour se réaliser.

Adulte, l’enfant est toujours en nous, mais vide de notre présent. Nous savons marcher, écouter, apprendre, parler, et malgré cela, nous avons parfois le sentiment de la reconstruction de soi à faire, comme si ce tout acquis comprenait des espaces de rien qui nous jettent un vertige.

Quand cela s’installe, je tente de me reconnecter avec le souvenir de mes expériences des grands vents au bord de la mer. Quelque chose déferle sur moi avec une telle intensité, si plein d’invisible qui heurte mon corps. Pourtant le vent qui me heurte semble avoir une présence réelle, et lorsque je regarde l’horizon et autour de moi, rien n’est apparent.

Le rien devient est porté par l’expiration sous forme de vents donc plein d’énergie. Et parfois c’est la matière qui se vide de son essence et de sa forme devenant rien, vide, comme une inspiration.

Vue dans cette perspective, le vent n’existe pas sans le concours de l’énergie invisible, et la matière de l’énergie rendue visible.

Un mouvement de tout au rien et de rien au tout, comme une inspiration puis une expiration. Que des manifestations d’un souffle qui passe par delà le corps de la terre. Interdépendant, unique et d’une manifestation de mouvements infinis sous ses différentes formes.

Le sentiment de rien parfois ressenti, accepté, assumé, avec attention, porte en lui-même son propre mouvement vers la lumière et sa source d’appropriation de l’expérience.  Il s’agit parfois de juste lâcher-prise.

Deux chansons de Pink Floyd – Breathe puis Time

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Publié 31 mars 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Le vert tige   8 comments

respect_nature

J’ai perdu ce qui était vide en moi. Cet espace qui happait certains espoirs, certains bonheurs. Ce lieu ou le vertige de la peur prend son emprise. Ce lieu où lorsque l’on est en pleine création, nous projette parfois l’écho de nos craintes, de nos lamentables comparaisons qui freinent l’élan naturel et libre.

Nous savons que nous avons perdu ce vide lorsque nous prenons conscience que nous ne sommes pas venus au monde pour faire compétition à qui que ce soit. Puisque nous sommes tous différents, toute compétition ou concurrence serait déloyale, voire une perte de temps. Je ne suis pas venu au monde pour me rivaliser. Je sais que lorsque je veux dépasser mes limites, c’est que je veux jouer, avoir du plaisir.

Je suis venu au monde comme on allume une flamme pour que l’énergie se partage, sans en enlever ma propre forme et sans en reproduire des clones. Tout comme j’ai été allumé dans un environnement inter relié, j’ai la capacité de redonner au suivant. Sans gain, sans perte, sans compétition et sans comparaison. Mon voisin est un humain, un point c’est tout.

Le vertige disparaît lorsque le jugement n’est plus utilisé de façon inappropriée. Il est alors possible de ressentir mes peurs, mes défauts, mes difficultés tout en m’alimentant de mon courage, de mes qualités et de mes forces pour poursuivre mes pas, mes gestes et mes actions. Je suis né pour être réel, pas parfait. Alors, l’acceptation de notre vraie nature ensemence la vie, et le vert tige en soi.

Une chanson d’Arno – Je veux vivre

 

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Publié 19 décembre 2016 par dandanjean dans Textes de mon cru

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