Se connecter à la Vie   Leave a comment

Il fut une époque où je ne pouvais pas profiter de tout ce qui était à ma portée. Je pouvais bien aller dans une boutique et trouver une veste vraiment belle, souvent elle tombait mal sur moi et elle n’était pas tout à fait à ma taille. Combien de fois cela nous arrive-t-il de nous promener dans un magasin et de ne pas trouver ce qui correspond à notre besoin? Trop grand, trop petit, uniquement droitier, uniquement d’une telle couleur, ou trop cher. Trop de choix pour moi et pas assez de pertinence.

Pour sortir de ces freins issus d’une représentation du monde axée sur la mode et l’éphémère, j’ai complètement changé de vie. Je me suis joint à un groupe qui représentait une belle alternative à cette vision du monde ou tout est là, mais dans les faits, peu accessible. Les membres de ce groupe partagent la même philosophie de vie, le même type d’habit, la même couleur, les mêmes objets de base à posséder et nous vivons au même endroit. Tout était plus simple, et plus lumineux…. Mais, j’ai ressenti au bout d’un certain temps que la joie éphémère, vous savez cette joie qui est sécurisante, mais qui ne provient pas d’une source de créativité. Tout étant normé, de la pensée aux gestes, il n’y avait pas assez de choix pour moi et la pertinence trop restrictive.

Puis, je me suis terré dans une maison. J’ai créé un avatar et je me suis connecté sur les réseaux sociaux. Ultimement, je n’avais plus besoin de m’habiller, je suis seul et sans caméra. Je projette l’image qui me plaît ou celle qui plaira. Tout ce à quoi je peux ouvrir avec mon ordinateur m’est accessible, je peux en user, selon la police de mon choix, la brillance ou le contraste désiré. J’ai enfin découvert la vraie liberté, et je suis…..

Est-ce que ce texte vous a intrigué? Moi, si.

J’ai découvert ce fragment de texte sur le web il y a quelque semaine, et j’ai entrepris le projet de chercher à comprendre pourquoi cet internaute a cessé de produire. J’ai été dans le dark et dans les réseaux sociaux et au bout d’un certain temps, j’ai découvert qu’il a été déconnecté par son fournisseur sans avertissement en raison de factures non payé.

Ainsi, le cycle se poursuit, il s’est déconnecté du monde de la consommation, et il s’est reconnecté à un groupe restreint, puis il s’en est déconnecté. Il s’est branché sur le Web et il vient de disparaître sous le joug du monde de la consommation.

Seuls, face au monde, nos choix peuvent nous rapprocher ou nous isoler. Ultimement, qu’est-ce qui fait la différence, ce n’est pas ce que nous avons réussi à posséder, mais l’interaction ouverte et consciente qui nous a gardés connectés à la Vie.

Une chanson de Fred Pellerin – C’est combien 

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

 

Publié 23 août 2017 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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