La présence est merveilleuse

L’éducation nous a apporté une façon particulière d’aborder le monde. On nous a appris à nommer, à faire des liens et à chercher des réponses à nos questionnements. Nous développons une conception du monde qui se forge autour de certaines questions, comme : Pourquoi cela arrive-t-il ? D’où cela vient-il ? Où cela mène-t-il ? Quel est le sens de tout cela ? C’est une façon bien à nous de tenter d’avoir des réponses, de trouver des motivations et des raisons aux événements qui nous arrivent.

Une fois sortis du contexte des apprentissages ou de la recherche, qui en soit sont des domaines captivants, il nous faut reconnaître que notre vie est basée sur une part d’inconnu, d’ambiguïté, d’improbabilité et, dans les faits, il y a souvent une possibilité différente qui apparait dans nos vies et qui, ultimement, n’a pas toujours besoin de justification.

Le sourire d’un passant, une pensée qui devient inspirante, le changement de programme, le vent qui déplace des objets, les vagues qui viennent façonner le rivage, une étoile filante. Une rencontre fortuite qui survient. Quelqu’un qui nous touche entre dans notre existence lors d’un événement précis et nous quitte après celui-ci. En fait, tout se transforme, et en même temps. Pendant que nos corps vieillissent, un projet démarre, une femme enfante, une plante fait des fleurs et nos amours et amitiés se transforment.

Aucunes formes ne restent pareilles, certaines apparaissent, d’autres disparaissent, et on peut voir un cycle se dessiner en transformation perpétuelle. Le cercle énergétique et les cycles nous traversent sans que nous en ayons toujours conscience. Dans ce pas de danse cosmique, tout apparait sans cesse sans qu’il soit nécessaire de toujours en saisir l’intention.

En laissant les pas nous guider librement dans ce jeu des énergies circulaires et des cycles, on découvre ce que la Nature va maintenant déployer. Puis, un jour, nous prenons conscience que, malgré que tout circule et tout bouge, nous accédons à un état qui ne semble ni arriver ni repartir. Le danseur, ou la danseuse, quitte la danse, et cesse d’observer. L’attention est directe. La présence est merveilleuse.

Une chanson de Dominique Fils-Aimé – Rhythm of Nature

Les paroles sur https://lyrics.lyricfind.com/lyrics/dominique-fils-aime-rhythm-of-nature

Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

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