Petits cailloux sur le chemin

Plus les années passent, plus je trouve que la vie est belle et heureuse – ce qui ne fut pas toujours le cas. Belle et heureuse selon qui, en nous, la vit, il serait même plus juste de dire selon quoi, en nous, la vit.

Je n’ai pas trouvé de baguette magique, sinon au cœur de mon cœur. Et ce changement de vision rend au monde, ici et maintenant, d’instant en instant, son vrai visage, sa vraie lumière.

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L’Amour, lui aussi, se situe hors de la notion de cause et d’effet car le véritable Amour participe de la nature de l’Être, Je suis. Il est sans relation. Simple fleuve comme dit Amma, dans lequel nous pouvons ou non entrer. Encore faut-il voir de quoi il s’agit. Voir est la nature de la Conscience, du fait d’être. Voir c’est entrer en Conscience.

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Si nous le voulons il peut devenir un chemin, car il est un miroir dans lequel nous pouvons nous voir, apprendre à nous connaître, et voyant ce que nous sommes, apprendre à voir, à comprendre, et à aimer l’autre tel qu’il est. Nous ne sommes pas victime de ce fonctionnement égocentré, nous en sommes l’auteur, la cause. C’est nous qui fermons les yeux. Il n’y a là aucune malédiction. Mais à force d’avancer en aveugle, de nous cogner, de tout renverser sur notre passage, de nous blesser et de blesser, un jour nous ouvrons un peu les yeux et découvrons ce que nous sommes. Nous voyons que ce n’est pas en rêvant d’aimer que nous aimons, mais en voyant la nature et la source de ce que nous appelons aujourd’hui aimer, qu’un chemin vers aimer prend forme.

François Malespine dans Petits cailloux sur le chemin

Une pièce musicale de Tchaïkovski – Violoncelle et Piano | Parler dans le silence

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