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À la portée de main   Leave a comment

 

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Il leva la main, il cherchait à toucher la vérité, et maintenant il cherchait vers le ciel.

Il avait déjà sondé des centaines de livres qu’il avait pris entre les mains, puis il avait exploré avec une manette le contenu de la télévision en parcourant d’innombrables chaînes et tellement d’émissions.

Il avait pris le bâton du marcheur et il avait parcouru les limites de ses frontières afin d’aller à la rencontre de la vérité, sans la croiser, il avait même déposé ses doigts sur le clavier et navigué au cœur de la réalité virtuelle sur Internet, puis il s’était mis à écrire et à écrire, exprimant ses attentes et ses questions, mais il était toujours sans réponses.

Maintenant, sa main balayait le ciel, mais en vain. Il canalisait toute son attention sur ce qui sortait de l’ordinaire, sur ce qui serait nouveau, et cela faisait déjà longtemps qu’il touchait sa quête sans la percevoir.

La vie, les livres, les films, la terre que nous foulons, l’interconnexion par Internet, les mots et même le vent contiennent une réalité impénétrable à celui qui dépose le voile de sa propre conception du monde sur tout ce qui l’entoure.

Une chanson de Jean-Jacques Goldman – Veiller tard

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/906880.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

 

 

 

 

Publié 13 janvier 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Arrivée avant le départ   Leave a comment

Si nous ne faisons pas attention, nous pouvons passer notre vie à chercher quelque chose que nous tenons comme le but à atteindre, alors que ce n’était qu’un divertissement. Ainsi, nous pouvons traverser une partie de notre existence à regarder au mauvais endroit et tout manquer.

Il arrive que nous oubliions que la destination n’est qu’un élément d’un trajet.

Il y a une destination que pour celui qui désire partir, et un trajet pour tout être humain en quête d’un ailleurs.

Ainsi, l’aventurier assis sur une grosse pierre au fond du jardin, respirant l’air frais, a conscience qu’il a dépassé toutes les distances de la terre, et qu’il peut vivre l’essentiel dès l’instant qu’il est ici et maintenant.

 

Une chanson de Jim Corcoran interprétée par Isabelle Boulay – Perdu dans le même décor

Les paroles sont sur : https://www.le-parolier.net/paroles-corcoran-perdus-dans-le-meme-decor.html

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Publié 11 janvier 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Le véritable ermitage   Leave a comment

Bouddha vert

Lors d’une promenade en forêt, une jeune femme se rendit près d’un campement ou vivait un homme qui vivait des ressources de la terre.  Certains disaient de lui qu’il était une vieille âme, un sage qui sait guider les humains. Elle s’approcha de cet homme qui préparait une boisson chaude sur le feu et elle lui demanda où elle pourrait trouver un ermitage qui lui permettrait de se réaliser. L’homme l’a regarda en souriant, et il lui posa la question suivante.

Veux-tu devenir nonne?

Elle le regarda, surprise, et elle eut tout à coup la certitude que la réponse ne pouvait être que non. Elle dit:

Je ne veux pas me couper du monde, je veux seulement me réaliser pleinement. J’aimerais connaître un lieu pour me recueillir de temps en temps.

Alors la vieille âme lui répondit :

Il n’est pas nécessaire de vous retirer au fond d’un monastère ou dans une grotte dans les montagnes pour vous réaliser pleinement. Votre véritable ermitage est au cœur de votre propre nature, en vous. Pour le trouver, vous devez cesser de vous quitter et de vivre votre vie avec présence ici et maintenant.

Une chanson This Heaven de David Gilmour

Les paroles traduites sont sur https://www.lacoccinelle.net/835450.html

Publié 2 décembre 2017 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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Des présents d’instant merveilleux   2 comments

ImAGE Inspiration

Je suis fasciné par l’énergie que nous pouvons utiliser au quotidien afin de mettre en veilleuse notre vie. Est-ce vraiment nécessaire de se reposer de soi?

Il nous arrive tous qu’une personne vienne nous parler de quelque chose qui ne concerne en rien notre vie, ni la sienne d’ailleurs.  Elle s’approche et elle s’évertue à faire ce babillage comme s’il n’y avait rien d’autre à faire en ce moment. Elle nous parle d’une chose vue à la télévision, sur un média social comme on décrit le désert de l’absurdité. Cela n’a rien à voir avec le partage d’un senti, d’une crainte ou d’un questionnement.

J’ai un inconfort à écouter des choses qui me fait perdre la qualité de l’instant présent. On dirait que ce phénomène du rejet du mauvais temps ou du faux instant me touche de plus en plus.

Je ne parle pas d’entendre furtivement une nouvelle provenant d’un ailleurs et, qui nous interpelle dans notre humanité. Je fais référence à des propos qui n’apportent rien à personne, sinon que de consommer du temps inutilement.

Il y a tant à faire pour aider les autres.

Il y a tant de silence conscient à explorer pour se développer.

Et je tombe encore parfois dans le piège. C’est fascinant de constater qu’il faut être vigilant pour résister à la promotion d’une autre vie que la nôtre.

Bien que nous sommes tous conscients qu’il est possible de vivre des instants où nous pouvons souffrir de la solitude, nous portons moins attention à la souffrance de la multitude de vies sur pause.

Les artistes, les agents de changement, les personnes engagées, bref ces créateurs de toutes les disciplines, ne sont pas des excentriques, ils sont juste occupés à créer leur vie avec des teintes signifiantes et merveilleuses.

Je nous souhaite aujourd’hui des présents d’instant merveilleux.

Une chanson de Harmonium – Pour un instant

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Publié 14 août 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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La patience et le lâcher-prise sans attendre   Leave a comment

ImAGE lire

 

La patience n’est pas sans dépense d’énergie. Il faut une bonne dose de volonté et de courage. Tout comme le lâcher-prise d’ailleurs!

Ce n’est surtout pas qu’un simple arrêt de mouvement où l’on s’assoit pour attendre.

Lorsque nous portons l’énergie de la patience et du lâcher-prise, nous anticipons, nous voyons ce qui n’est pas encore mûr.

C’est un peu comme si nous plantions la graine tout en sachant visualiser l’arbre qui sortira de la terre.

C’est maîtriser cette attention tranquille des cycles de notre monde, et ressentir que tout est déjà là, maintenant, malgré le fait, par exemple, que la lune va devoir parcourir quelques nuits et quelques jours pour devenir pleine.

Tous peuvent attendre, mais seuls les attentionnés patients peuvent porter cette vision joyeuse du germe en devenir de notre propre nature.

 

Une chanson de Fred Pellerin- Tenir debout

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Publié 7 août 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

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Harold et Maude   Leave a comment

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Harold, prenant le tuyau, aspira, puis dit en souriant : « je vais bientôt avoir tous les vices »

– Vice ? Vertu ? Mieux vaut ne pas être trop vertueux, Harold. On se prive de tant de choses ! Il faut viser plus haut que la simple moralité. Comme le dit Confucius, « Ne vous contentez pas d’être bons. Sachez provoquer les bonnes choses de la vie ».

*

Mon petit Harold, si certaines personnes ont des ennuis parce qu’elles pensent avoir des droits sur quelque chose, je ne fais que leur rafraîchir gentiment la mémoire. Vous êtes ici aujourd’hui, vous n’y serez plus demain. Ne vous attachez à rien. Forte de cette pensée, je me permets de collectionner un tas de choses.

*

_ Je me souviens qu’une fois, en Perse, cela se passait il y a bien longtemps, nous avons rencontré au bazar un véritable sage, un sage de profession qui vendait de la sagesse à qui voulait bien la payer. Il avait fait graver, à l’intention des touristes, une maxime sur une tête d’épingle. ‘Les mots les plus sages, les plus vrais, les plus instructifs, nous dit-il, et qui conviennent à tous les hommes de tous les temps.’ Frederick m’en acheta une et de retour à l’hôtel, à l’aide d’une forte loupe, je déchiffrai ces mots : ‘Cela aussi passera.’ Ce saint homme avait raison, ajouta Maude en souriant. Faites-en votre profit et vous vivrez pleinement.

*

_ Voyez-vous, dit-il, la plupart des gens ne sont pas comme vous. Renfermés en eux-mêmes, ils vivent, solitaires, dans leur forteresse. Tout comme moi, d’ailleurs.

_ Chacun vit dans sa propre forteresse, répondit Maude. Mais rient ne nous empêche d’abaisser le pont-levis et de frayer avec nos semblables.

_ Vous reconnaissez cependant, dit Harold en lui souriant, que nous vivons seuls et que nous mourrons seuls, chacun dans notre propre cellule.

_ C’est vrai jusqu’à un certain point, dit Maude laissant errer son regard sur la forêt. C’est pourquoi nous devons nous ingénier à remplir notre vie de choses agréables… lire de bons livres ; rêver auprès d’un feu de bois ; évoquer d’heureux souvenirs. Par ailleurs rien ne nous empêche de sauter le mur de temps en temps et de dormir à la belle étoile.

_ Tout cela exige du courage.

_ Pourquoi ?

_ Vous n’avez donc jamais peur ?

_ Peur de quoi ? Je ne redoute pas ce que je connais et j’aspire à connaître ce que j’ignore. De plus j’ai des masses d’amis.

_ Quels amis ?

_ L’humanité toute entière.

_ Cela fait en effet beaucoup d’amis, dit Harold en souriant. Mais qui vous dit qu’ils vous portent tous de l’amitié ?

_ Pour moi nous sommes tous pareils. Le tout est de se comprendre. J’ai entendu une fois raconter, en Orient, l’histoire de deux architectes qui se rendirent auprès du Bouddha. Ils manquaient d’argent pour achever leurs travaux et ils espéraient que le Bouddha leur viendrait en aide. ‘Je vais voir ce que je peux faire’, leur déclara-t-il et il partit inspecter leurs travaux. Le premier architecte construisait un pont et le Bouddha en fut fort impressionné. ‘C’est là un pont magnifique’, et il se mit en prières. Soudain un grand bœuf blanc surgit, portant sur son dos assez d’or pour achever les travaux. ‘Prends cet or, dit le Bouddha et construis encore beaucoup d’autres ponts.’ Sur quoi, le premier architecte partit le cœur en fête. Le deuxième architecte élevait une muraille et quand le Bouddha la vit, il en fut également impressionné. ‘C’est là une très belle muraille’, dit-il gravement, et il se mit en prières. Soudain le bœuf sacré surgit, se dirigea vers le deuxième architecte et se coucha sur lui, l’écrasant de tout son poids.

Harold fut à ce point secoué de rire qu’il dut se retenir au tronc du pin pour ne pas tomber.

_ Maude ! s’écria-t-il. Cette histoire, vous venez de l’inventer.

_ Ma foi, je l’avoue, fit Maude joignant son rire au sien. Mais elle est pleine d’enseignement. Le monde a assez de murailles. Ce dont les hommes ont besoin, c’est de sortir de leurs forteresses et de jeter des ponts entre eux.

Colin Higgins dans Harold et Maude (qui a été adapté au théâtre et au cinéma).

Le film est bien et illustre cette vision de la vie ou il est possible dépassé les lieux communs et entrer dans sa vie.

Une chanson de Cat Stevens – If you want to sing out 

La vie est belle   Leave a comment

Audrey Hepburn, UNICEF ambassador in Ethiopia

March 16-17, 1988, Ethiopia — Soon after becoming a UNICEF ambassador, Audrey Hepburn went on a mission to Ethiopia, where years of drought and civil strife had caused terrible famine. — Image by © Derek Hudson/Sygma/Corbis

 

Nous avons tous la capacité de résilience, de s’élever à soi au lieu d’enraciner dans un événement de notre vie, car nos afflictions et nos souffrances récurrentes émanent de l’interprétation et des suites que nous y donnons.

L’enracinement se nourrit des vagues successives d’émotions qui en découlent. Se recentrer sur d’autres dimensions de notre vie permet d’enclencher le processus de résilience. De laisser d’autres événements nous illustrer la beauté de la vie.

Ne vous arrive-t-il pas parfois de vous sentir aussi jeune que le présent qui s’écoule et de perdre la notion du temps? Effectivement, il y a de ces présents dans notre vie où les afflictions et les souffrances se taisent. Non pas qu’ils ont disparu, mais un présent précieux nous a permis de nous approprier cet espace de liberté ici et maintenant et y puiser par notre pleine conscience l’élixir de la vie.

La vie est belle malgré les jeux d’ombres et les nuages.

Une chanson de Luc De Larochellière reprise par Karim Ouellet – Si fragile

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