Polir la lune et labourer les nuages

Lorsque, sans penser,

Seulement j’écoute

Une goutte de pluie

Au bord du toit,

C’est moi

Tout son qui atteint mon oreille

Est une voix.

Là, à l’instant,

C’est mon ami !

Il n’est rien qui ne me parle.

*

L’Œil du véritable Dharma

Les vagues meurent sur le rivage,

Le vent a fini de souffler

Une barque abandonnée,

La lune à minuit

Brille de tout son éclat.

*

Une transmission qui ne dépend ni des mots ni des concepts, et pointe directement au cœur de l’homme.

*

Même si vous n’avez qu’une connaissance minime de la doctrine bouddhique, surgissent à profusion toutes sortes de concepts, d’illusions et votre pensée en est troublée. Alors, le kôan se dresse droit devant vous. Pénétrez-le jusqu’à sa racine ; pénétrez-le jusqu’à sa source.

Eihei Dōgen, Dōgen Kigen ou maître zen Dōgen (1200-1253) est le plus grand maître de l’école Sōtō du bouddhisme zen, qu’il introduisit au Japon depuis la Chine.

Maître Dogen dans Polir la lune et labourer les nuages : Œuvres philosophiques et poétiques

Une pièce musicale de Lily Laskine et Jean-Pierre Rampal – Kojo no Tsuki (Moon Over the Ruined Castle)

Laisser un commentaire