
Il peut sembler étrange de craindre d’assouvir un besoin aussi naturel
que celui de s’affirmer, d’exister, d’être.
Pourtant, c’est toujours cette peur qu’au fond de nous plus ou moins
fortement, nous ressentons, et dont nous souffrons, quand nous ne
savons pas dire « non ».
Si nous ne craignions ni de nous affirmer, ni d’exister, nous serions
beaucoup plus spontanément en mesure de dire « non », et de défendre
nos intérêts.
Il serait même presque inenvisageable de ne pas oser dire « non ».
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C’est d’ailleurs parce qu’il y a, derrière notre difficulté à dire « non »,
cette peur de nous affirmer, d’exister, que nous vivons très mal, au-delà
des conséquences négatives objectives pour nous-même, le fait de ne
pas y parvenir, ou difficilement.
Certes ce constat, cette prise de conscience ne sont pas toujours agréables à faire.
Il n’est pas simple, quand on est adulte, père ou mère de famille avec
des responsabilités, d’admettre que nous n’osons pas nous affirmer,
exister, que nous avons peur.
Toutefois nous savons bien au fond de nous-même, jusqu’où nous
osons, ou n’osons pas nous affirmer et ce qui se cache derrière cette
attitude.
C’est difficile à admettre, mais reconnaître cette peur de s’affirmer,
d’exister, est nécessaire pour réussir plus facilement à dire « non ».
Sarah Famery dans Savoir et oser dire Non
Une pièce musicale de Rachmaninov Prélude Op.32 No.5 en Sol Majeur | Une interprétation personnelle
