Archives du tag ‘goûter

Goûte   Leave a comment

Visage lotus om

Goûter ce qui est. Non pas seulement observer et accueillir, mais aussi goûter.

Réveiller l’esprit d’expérimentation, de jeu. Je suis en colère. J’accueille l’émotion, puis je la goûte. Je goûte ce que ça fait d’être en colère. Pleinement.

Et si ça ne me plaît pas de ressentir de la colère, je goûte et expérimente ce que ça fait d’être en colère et de ne pas aimer ça.

Chaque ressenti qui arrive est goûté. Tout a le droit d’être là. C’est ok de ressentir ce que je ressens, puisque c’est là. Et qu’est-ce que cela fait de ressentir ça ? C’est comment ? Juste constater ce qui est vécu, sans jugement, comme ce jeu où l’on doit deviner des aliments en les goûtant les yeux bandés. Mettre l’attention sur le parfum, la saveur, la texture, la densité des émotions et des ressentis. Faire cela, c’est faire en conscience l’expérience existentielle.

Qu’est-ce qui goûte ? C’est le témoin silencieux, la Conscience. Goûter un ressenti est un moyen habile de replacer le point de perception sur la Présence. Car en réalité, en amont de tous les phénomènes, notre nature fondamentale est présente en permanence et totalement à tout ce qui est vécu. Elle n’en perd pas une miette. Elle est le fait même de goûter, de percevoir, d’expérimenter la vie sous toutes ses formes.

Et quand le ressenti est savoureux, ne pas se priver de savourer ! Goûter ce que ça fait de savourer. Là encore, pas de jugement, de préférence, pour Ce qui goûte. Et comme bien sûr il y a des préférences sur le plan relatif, goûter ce que ça fait d’avoir des préférences !

Tout est bon à prendre pour l’expérience existentielle.

Suyi Lamour, « La grande paix du cœur »

Une chanson de Neil Diamond – Be

Les paroles sont sur http://paroles-traductions.com/chanson/montrer/1089532/neil-diamond/paroles-et-traduction-be/

 

Publié 10 janvier 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Pour laisser aller l’esprit où bon lui semble   Leave a comment

ImAGE oiseaux

Un jour un vieux maître sur le point de mourir donne la transmission de la lignée à l’un de ses disciples. Celui-ci profitant du dernier moment avec son maître, ne peut s’empêcher de faire une ultime tentative :

« Maître, lorsque mes disciples viendront me voir avec l’espoir que je leur donne des directives sur une éthique en accord avec l’enseignement, n’y a-t-il vraiment rien à leur transmettre ?

-Ecoute bien, dit le maître dans un dernier élan de générosité. Ce que l’esprit aime, c’est former des concepts, comparer, émettre des jugements, aller au fond des choses, former une image fixe des enseignements et les transformer en certitudes. Bien que cela ne soit pas vraiment la vue que nous développons, donne leur la permission de le faire car ils ne pourront s’en empêcher. Qu’ils laissent l’esprit aller où bon lui semble, dans une totale liberté, dans un non-conformisme absolu, sans être limité par des injonctions et des tabous. Essaie simplement de leur faire saisir que tout mouvement est yoga à partir du moment où personne ne revendique la propriété de cette pensée. Laisse aller la pensée où bon lui semble sans aller jusqu’au point où tu crois que c’est ta pensée. Sois comme une plume légère dans un haut défilé montagneux ; porté par les courants chauds, elle monte, poussée par les courants froids, elle descend. Elle virevolte de gauche à droite mais ne conçoit pas ce que mouvement est issu de sa propre volonté.

– Et qu’en est-il pour les expériences sensorielles ?

– Ce que l’œil aime par-dessus tout, c’est contempler des formes harmonieuses et se laisser porter par la joie de ce regard. Laisse ton œil épouser les formes qui le touchent, explorer les mouvements de la matière et des êtres, mais ne va pas jusqu’à penser que c’est toi qui voit le monde. Il y a une immense arrogance à croire que notre regard va vers les objets. Ressens que le ciel te regarde et que tout est regard.

– Comment considérer le toucher ?

– Ce que la peau aime par-dessous tout, c’est être en contact avec d’autres peaux, avec des matières subtiles et vivantes, se glisser dans un cours d’eau, un lac, l’océan ou l’espace. Alors laisse ta peau aller vers ce qui l’attire et entretiens le frémissement fondamental. Sois comme un instrument touché par le corps du musicien. Laisse vibrer en profondeur toutes les harmoniques qui montent en toi, mais essaie de ne pas aller jusqu’au point où tu conçois que c’est ta peau qui entre en contact avec l’univers.

– Et pour l’ouïe ?

– ce que l’oreille aime par-dessus tout, c’est entendre des sons mélodieux, goûter à la musique des êtres et du monde. Libère ton ouïe de toute limite et permets-lui de goûter à l’harmonie, mais ne va pas jusqu’au point où tu penses que c’est ton ouïe qui écoute l’univers.

– Pour le goût ?

– Ce que le nez aime, c’est être en contact avec des fragrances délicieuses. Il aime goûter aux parfums délicats des plantes et des êtres, il aime respirer l’espace, la pluie qui tombe sur une forêt, l’odeur délicieuse d’un être qui s’abandonne. Alors, permets à ton nez de respirer le monde, mais ne va pas jusqu’à croire que c’est ton nez.

– Que se passe-t-il si le yogin et la yoginî réussissent ce prodige.

– Alors toute perception est perception spatiale et toute la beauté du monde nous ramène sans cesse à l’illimité, mais si l’ego collecte nos impressions sensorielles, il les utilise pour construire sa forteresse et s’isoler du monde. Jouir de la beauté est le plus profond des yoga si personne ne capture la perception. C’est mon dernier enseignement, il est l’accomplissement de toute l’approche de Mahâmudrâ, transmets-le à ceux qui en sont dignes et qui pourront survoler la sensation comme le soleil et la lune survolent les nuées. »
Alors le vieux maître sortit, il regarda la vallée une dernière fois, huma l’odeur de la forêt, caressa une pierre, s’assit sur le sol, il but une goutte de rosée qu’il préleva sur une feuille et s’éteignit en abandonnant son corps, ses émotions et sa pensée à l’espace.

Daniel Odier – L’incendie du cœur

Une chanson La moitié du monde de Fiori-Séguin

Publié 3 février 2016 par dandanjean dans Contes, Pauses lectures

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Mon cœur d’enfant   1 comment

rire_p10

Il est fascinant d’observer les enfants, surtout les jeunes enfants. Ils nous rappellent le sourire, ils nous rappellent l’action et le rôle de la curiosité dans la vie. Et, quand ils jouent aux adultes, leur mimique change, ils deviennent sérieux et le visage tiré.

Ils nous rappellent que nous avons besoin d’apprendre pour nous adapter dans le monde, et apprendre nourrit l’âme et notre vie.

En vieillissant, malheureusement, il nous vient à l’esprit cette folie que nous savons. Alors nous devenons moins curieux, moins actifs et moins souriants.

Heureusement, je ne sais pas ce que je suis capable d’apprendre, c’est pourquoi je vais ouvrir les yeux, ouvrir les oreilles, sentir, toucher et goûter la vie, juste pour m’amuser un peu plus….

Une chanson Tout ce temps Idir et Zaho

https://www.youtube.com/watch?v=F4t6hT9U-yw

Publié 1 août 2015 par dandanjean dans Textes de mon cru

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