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Les chantiers de vie   Leave a comment

respiration conscience

Les sentiments sont plus faciles à exprimer qu’à expliquer.

Il est plus facile de faire un câlin que de dire toute l’affection que nous ressentons.

Il est plus facile de crier sa colère que d’expliquer à l’autre ce qui nous blesse réellement dans ce qui se passe.

Dans les faits, c’est souvent notre réaction impulsive qui nous fait souffrir et fait souffrir.

Prendre de la distance, prendre le temps de bien décoder, prendre le temps de faire ce que nous voulons vraiment faire et non juste réagir, voilà de beaux chantiers de vie.

 

Une pièce musicale de Ólafur Arnalds – Only The Winds

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

Publié 5 juillet 2018 par dandanjean dans Textes de mon cru

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L’artisan de sa vie   2 comments

Visage couleur

Imagine que tes pensées, tes sentiments, tes désirs, tes passions, tes actions sont les mains qui façonnent ton visage.  Parfois, avec de la couleur, parfois en étirant la peau, parfois, en creusant les sillons, parfois en faisons des petits monticules.

Dès la naissance, tu es déjà à l’œuvre. Toutes tes humeurs, tes actions, tes pensées et tes sentiments façonnent ton visage selon qu’ils soient assumés ou refoulés.

Il y a des joies et des chagrins qui marquent des époques, et qui illustrent la personnalité.

Avec l’âge, nous en rajoutons en appliquant parfois un maquillage pour exprimer plus fortement certains traits, ou une crème pour cacher les sillons qui racontent notre histoire.  Vous savez, ces sillons remplis d’étreintes, de refoulement de secret dévoilé ou de sommet atteint.

Bien que nos mains façonnent jour après jour notre visage, le masque de notre vie ne vise pas ultimement à cacher, mais à faire en sorte d’être reconnu, accueilli, accepté et aimé.

Et pour la personne aimante qui sait écouter, elle sait saisir la beauté de notre âme qui transparaît dans notre regard et s’exprime par notre voix.

 

Une chanson de Jean-Pierre Ferland interprétée par Terez Montcalm – Ton visage

Les paroles sur http://www.cyberus.ca/~rg/ch_f004.htm

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

 

Publié 29 juin 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

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La colère   Leave a comment

ImAGE lever de soleil

Il était une fois, un dieu qui avait vu comment les gens s’étaient détournés de leurs mauvaises actions, il renonça à la calamité qu’il avait préparée et les préserva d’un inévitable désastre.

Un homme parmi les citoyens de cette ancienne terre ne fut pas satisfait de cette tournure des événements. Parce qu’il se repentait de ses méfaits d’avant, il s’attendait à être puni et s’adressa avec colère à la divinité, lui disant qu’il était mécontent et préférerait mourir que continuer à vivre, en châtiment de ses transgressions d’alors. En même temps, cet homme reconnut que cette divinité était lente à rendre ses jugements, lente à assigner les châtiments et infiniment patiente et tolérante.

La divinité lui dît gentiment , « As-tu le droit d’être en colère ? »

L’homme s’éloigna de la divinité, alla dans la campagne, érigea un abri pour lui-même et attendit.

La divinité se sentit désolée pour l’homme, parce qu’il faisait si chaud. Par compassion, il fit pousser un buisson à cet endroit, pour abriter l’homme et lui donner de l’ombre et atténuer son inconfort. L’homme apprécia le buisson, il s’étendit et s’endormit.

A l’aube le jour suivant, la divinité créa un ver pour attaquer le buisson et il s’étiola. Lorsque le soleil se leva l’homme se réveilla et remarqua que le buisson mourrait. L’homme en colère reprocha au buisson de s’étioler et de mourir et brandit son poing vers le ciel. Le soleil cognait sur l’homme, lui causant un grand inconfort. Un vent suffoquant se leva, faisant tant souffrir l’homme qu’il demanda à la divinité de mourir ici et maintenant, plutôt que d’endurer la souffrance.

La divinité lui dît gentiment:

« Est-il juste de te mettre en colère contre le buisson ? Tu n’as rien fait en ton pouvoir pour faire pousser ce buisson, mais le buisson t’a soulagé. Il a grandi la nuit sans toi et est mort la nuit sans toi.

Penses-tu qu’il soit juste pour une divinité de se préoccuper d’un seul homme en colère quant il y en a tant qui ont besoin d’elle, qui ne se mettent jamais en colère avec leur divinité, mais ne font que lui témoigner leur révérence, leur gratitudes et leurs louanges? »

La conscience de l’homme s’éveilla tout à coup, il eut honte, remercia la divinité pour la leçon et fit un vœu, à cette divinité et à lui-même, de devenir une bonne personne et de surveiller ses sentiments.

Une pièce musicale Jean-Pierre Rampal – Lily Laskine – Moon Over The Ruined Castle

Publié 28 mars 2018 par dandanjean dans Pauses lectures

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Mes 10 sentiments préférés   Leave a comment

Solange te parle de ses 10 sentiments préférés.  Moi aussi j’aime et je partage.

 

 

Le perroquet sur l’arbre   Leave a comment

Perroquet

Il y a très longtemps, vivait un magnifique perroquet. Jamais on n’avait vu un plus bel oiseau. Ses larges yeux avaient le doux éclat du velours, ses plumes bariolées étincelaient comme de véritables joyaux, ses pattes délicates semblaient ciselées dans le corail. C’était vraiment un splendide oiseau.

Il habitait heureux dans un grand arbre qu’il aimait de tout son cœur. Il en aimait les branches robustes, couvertes de larges fleurs éclatantes dont l’ombre bienfaisante le protégeait de la lumière du soleil. Il aimait écouter le doux bruissement du feuillage secoué par la brise. Et ce qu’il préférait par dessus tout, était de manger les fruits savoureux qui y poussaient en toute saison. Chaque soir, lorsque les étoiles s’allumaient une à une dans le ciel, le perroquet soupirait de bonheur.

Que je suis heureux, disait-il, que je suis content et satisfait de ce que j’ai. Je dois toute cette joie et cette paix à mon arbre. Jamais je ne l’abandonnerai, jamais je ne le quitterai pour un autre. Et il se blottissait avec ravissement contre le large tronc avant de s’endormir. L’Esprit de la forêt entendit les paroles du perroquet et décida de le mettre à l’épreuve. Il sécha la précieuse sève qui coulait dans le cœur de l’arbre. Ainsi les fruits cessèrent de pousser. Une à une les feuilles se mirent à tomber et les branches se desséchèrent, craquant tristement sous le vent.

Mais le perroquet ne partit pas. Il volait autour de son arbre, s’efforçant par ses battements d’ailes de le rafraîchir et de le protéger des rayons du soleil. Ses yeux pleins d’amour n’arrivaient pas à le voir tel qu’il était devenu, un vieil arbre rabougri. Il l’imaginait encore avec son feuillage touffu recouvert de rosée scintillante.

Perché sur une branche morte, le bel oiseau parlait doucement à l’arbre :

Tu m’as donné tant de bonheur, comment pourrais-je t’oublier ? Les enfants ne s’occupent-ils pas de leurs vieux parents malades ? Les maris délaissent-ils leur femme lorsque leur beauté se fane ? Les vrais amis se séparent-ils quand le malheur frappe l’un d’eux ? Non, pensait le perroquet, mes paroles étaient sincères lorsque je disais que je t’aimais. C’est pourquoi je ne te quitterai jamais. Les jours passaient et le perroquet demeurait fidèle et paisible. Du haut d’une branche dénudée, il regardait chaque matin l’aurore teindre l’horizon d’or et le crépuscule s’assombrir de violet.

L’Esprit de la forêt sourit en voyant que l’oiseau n’abandonnerait pas son vieil ami. Alors, de son souffle d’argent, il lui rendit la vie. Des fleurs merveilleuses se mirent à éclore, embaumant la forêt d’une odeur exquise. Les fruits firent à nouveau ployer les branches verdoyantes. L’arbre s’étira vers le ciel, plus beau que jamais.

Oiseau fidèle, dit l’Esprit de la forêt, vis heureux sur ton arbre, toi qui as su, malgré le temps et les épreuves, garder tes sentiments inchangés.

Alphabet de la sagesse  Johanna M.Coles & Lydia M. Ross.

Une chanson de Richard Séguin – Chanson pour durer toujours

Publié 13 juin 2017 par dandanjean dans Contes, Pauses lectures

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