La musique des anges

Ne rendons jamais banale la splendeur du monde qui nous entoure ; soyons toujours ouverts à sa beauté.

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Tout notre travail d’être humain, d’adulte en devenir, va consister à « lâcher prise », à nous permettre de devenir un jour autonomes : apprendre à « voler de nos propres ailes ». Nous allons prendre appui sur nos forces intérieures et non sur celles, toujours aléatoires, qui nous viennent du dehors.

L’autre ne peut nous donner que ce que nous sommes prêts à recevoir, la vie nous apporter qu’à la mesure de notre ouverture.

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C’est en prenant le temps, ne serait-ce qu’un instant, chaque jour, de retrouver son calme et de reprendre sa respiration, que chacun peut écouter ses aspirations profondes et faire les choix qui lui sont de mieux en mieux adaptés. Le silence est le préalable à la création de soi.

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Faire silence, c’est voir du dedans son monde intérieur, entendre les silences de son cœur, les silences entre les mots, ce qui ne se dit jamais ou que l’on ne prend pas le temps d’entendre. C’est faire le vide des émotions invalidantes pour laisser la place à une écoute de plus en plus fine et subtile, l’écoute de sa musique intérieure. C’est écouter son âme, la musique de l’âme.

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S’il faut verser des larmes, ne craignons pas de le faire : elles sont, avec le rire et les soupirs, l’expression silencieuses des paroles qui ne peuvent se dire. On « fond » en larmes et fondent dans le même temps les résistances qui nous interdisaient l’accès à la vérité de nos sentiments. On voit clair : un regard plein de larmes ne peut plus mentir ni se mentir à lui-même. Il n’est pas sûr de ce qu’il sait, mais il devine.

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Le passé ne devient passé que s’il est dépassé, digéré, assimilé.

Catherine Bensaïd (1950- ) est une psychiatre et psychothérapeute française, écrivaine.

Catherine Bensaïd dans La musique des anges : S’ouvrir au meilleur de soi

Une pièce musicale de Where Is My Mind