Archives du tag ‘calme

Les voyages invisibles   Leave a comment

sans-titre

Il venait de s’asseoir sur le rocher, la forêt était belle, la journée merveilleuse. Il avait marché depuis le lever du jour, le regard serein et plein d’émerveillement. C’est souvent la partie la plus facile du chemin à parcourir, celle qui se retrouve sous nos pieds.

Au cours de la randonnée, lentement il est entré dans cet endroit fascinant, au-delà de la paroi externe qui semble à première vue impossible à franchir. Il faut faire un acte de foi, fermer les yeux et avancer.

Puis, il a pénétré dans ce havre particulier ou l’on semble être au cœur de ce monde, au cœur des choses. Il sentait toute l’énergie qui s’en libérait. Il était serein, et émerveillé de n’avoir plus rien à nommer, plus rien à dire, ou à faire, il était en lien avec la résonnance du battement de la vie.

Pour l’observateur, il n’y avait qu’un homme assis là, à faire une randonnée pédestre. Il est fascinant de constater que ce qui est le plus beau, ce qui est le plus fascinant et nous entraine dans un beau voyage, chacun à leur façon nous interpelle pour emprunter les voies intérieures et invisibles.

Une chanson de Katie Melua – Wonderful Life

Les paroles en français sur https://www.lacoccinelle.net/1123222-katie-melua-wonderful-life.html

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

 

Publié 15 mai 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , , ,

Le songe qui parle à Peur   Leave a comment

Nos peurs nos choix

Un petit songe s’approcha de l’oreille de l’enfant qui dormait d’un sommeil agité, et il se mit à parler tout doucement à l’oreille, presque un murmure, un léger sifflement. Le songe ne voulait pas réveiller l’enfant.

Sais-tu qui tu es vraiment?

On t’appelle Peur, mais dans les faits, je sais que ce n’est pas ton vrai nom, que tu n’existes que par l’expression d’une faiblesse. Un jour, les humains vont découvrir que ton nom vient de ton créateur, le désespoir.

Tu profites d’un moment de doute, ou l’événement nous fait fermer les yeux à notre issu pour venir t’imposer.

Avec du courage certains te font taire et utilisent ton énergie pour sublimer la difficulté que tu as exploitée. Le courage est un levier puissant, car elle utilise l’énergie consciente.

Face à un événement générant de la peur, la personne qui garde sa conscience, son calme et qui sait que la situation peut être contournée, se projette dans le présent en cherchant l’opportunité, recherche les appuis, puis passe à l’action. On dira qu’elle est courageuse. Toutefois, toi et moi savons que cette personne sait avant tout utiliser ton énergie pour sublimer la difficulté que tu as exploitée.

Toute personne qui aura compris que tu t’installes dans sa vie parce que tu as fait germer l’impatience, tu as endormi la quiétude, tu as semé l’inquiétude tout en incitant l’esprit à se refermer au lieu d’agir en présence, cette personne pourra se redonner sa capacité d’agir.

Un jour, chère amie Peur, tu verras que d’autres humains se rappelleront ce que je leur raconte à leur éveil.

Une chanson de Daran – Pas peur

Les paroles et les accords sont sur  https://www.boiteachansons.net/Partitions/Daran/Pas-peur.php

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2018 – Daniel Jean – Vous pouvez copier ce texte en indiquant la source dandanjean.wordpress.com, SVP ne pas modifier les textes et le contenu sans approbation, merci.

 

Publié 10 janvier 2018 par dandanjean dans Contes, Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , ,

Paroles pour apaiser la douleur et accueillir la paix   Leave a comment

Audrey Hepburn, UNICEF ambassador in Ethiopia

March 16-17, 1988, Ethiopia — Soon after becoming a UNICEF ambassador, Audrey Hepburn went on a mission to Ethiopia, where years of drought and civil strife had caused terrible famine. — Image by © Derek Hudson/Sygma/Corbis

Celui dont la douleur est plus grande que la vision de son but perdra sa vision et succombera à la douleur

Rav Ashlag

Une seule chose ma colombe. Il n’est que d’accueillir une bribe de cette souffrance noire dans son propre cœur, de l’y bercer, de l’y soigner. Et d’espérer qu’y œuvre l’alchimie d’amour. Tout le reste est du vent.

De Seul ce qui brûle, Christiane Singer

-Pourquoi tout le monde ici est heureux et pas moi ?

– Parce qu’ils ont appris à voir la bonté et la beauté partout, répond le maître.

– Pourquoi suis-je incapable de voir la bonté et la beauté partout ?

– Parce qu’on ne peut pas voir à l’extérieur de soi ce qu’on ne voit pas en soi.

Anthony de Mello

Sariputra, le grand disciple du Bouddha, était assis en zazen, au bord d’un lac. À la surface de l’eau, de nombreux poissons sautaient. Sariputra changea de place et s’installa dans un endroit plus retiré. Mais le chant des oiseaux dérangeait son zazen. Les pensées affluaient, les illusions s’élevaient…Les oiseaux et les poissons le troublaient, aussi décida-t-il de les tuer et de les manger. Mais l’indigestion le rendit malade. Cette anecdote est un fait de jeunesse de Sariputra. Inutile de chercher à fuir le bruit de l’eau ou le chant des oiseaux. Le trouble vient de notre esprit.

Le Bol et le Bâton : 120 contes Zen, Taïsen Deshimaru

 

Une chanson de Rufus Wainwright – Across The Universe

 

 

PAROLES TRADUITES SUR https://www.lacoccinelle.net/249615-the-beatles-across-the-universe.html

Publié 24 novembre 2017 par dandanjean dans Réflexions trouvées à partager

Tag(s) associé(s) : , , , , ,

Et si on essayait le calme ?   Leave a comment

Kankyo Tannier est une nonne bouddhiste et dans son nouveau livre Ma cure de silence, elle raconte la place de son silence et elle propose de nombreux conseils pour faire silence au quotidien et vivre plus heureux.

Je trouve cela d’un grand intérêt.

Publié 30 septembre 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , , , ,

La cabane de sel   Leave a comment

AUM

Un jour, une petite cabane située sur la plage, brûla. Dans cette cabane, autrefois, on rapportait le sel, on le faisait sécher et on le préparait à la vente. On ne sait pas si Ryôkan l’avait habitée mais voici ce qui arriva :

Dès que les villageois apprirent que la cabane à sel avait disparu dans les flammes, ils cherchèrent le responsable. Avisant le moine à l’aspect mystérieux, ils l’attrapèrent et décidèrent de le punir. Ils creusèrent un trou dans le sable, y jetèrent Ryôkan puis commencèrent à l’ensevelir. Ryôkan avait presque disparu sous le sable quand, bienheureusement, passa juste à ce moment-là, monsieur Ogoshi Chumin, le médecin des villageois, le médecin s’interposa en faveur de l’enseveli et pour les calmer leur offrit du saké et du poisson.

Puis il vint en aide à Ryôkan qui se dégageait comme si rien ne s’était passé, et le ramena chez lui pour le réconforter. Monsieur Ogoshi Chumin regardait silencieusement et respectueusement Ryôkan en se demandant : « Pourquoi n’a-t-il pas protesté? Pourquoi s’est-il laissé faire sans rien dire? »

Ryôkan dit : Quand les gens sont persuadés d’avoir raison il est inutile d’essayer de les convaincre, même des arguments logiques sont inutiles. Ils n’écoutent pas. C’est pourquoi j’ai laissé faire.

Oui, reconnut le médecin; Peut-être que Ryôkan, en suivant le cours des choses tel qu’il se présente, montre ici une grande sagesse, un véritable détachement. Parfois dans ce monde, plus on se débat, plus se produisent des faits contraires alors que si l’on laisse les évènements aller selon leur courant, une meilleure direction apparait.

Tirée du Contes zen : Ryôkan, le moine au coeur d’enfant de Ryōkan Taigu

 

Une chanson de Eric Aron – Raku

Publié 26 août 2017 par dandanjean dans Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , , ,

Sous le souffle de la lune   Leave a comment

ImAGE Lune

 

Assis au pied d’un arbre, au bord de la clairière, je regarde la lune pleine.

Elle souffle en moi un silence avec une telle luminosité.

Je suis détendu, tout est bon.

À chaque inspiration s’écoule la vie.

À chaque expiration, s’écoule la vie.

Il y a comme cela des présents d’équilibre

où nous prenons conscience

que nous savons peu malgré le fait que nous sommes tout.

La vie s’écoule parfaitement, avec grâce.

Assis sur un point de l’univers

qui démarque ce que je crée à partir de mon expérience

et ce que je capte de cette vie,

je n’ai plus besoin d’attendre,

mais d’être simplement.

La lune projette sur moi son image de plénitude,

et pourtant il n’y a rien à contrôler,

la vie s’écoule

et partage la reconnaissance

entre le souffle de la lune et la forme de mon reflet.

Tout est bien,

la vie s’écoule parfaitement,

le temps de cette pause lunaire.

 

Une chanson de Klô Pelgag – Les corbeaux

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR – Daniel Jean – Si vous voulez copier ce texte merci d’indiquer la source dandanjean.wordpress.com, ne pas couper ou modifier les textes et le contenu merci

Publié 10 août 2017 par dandanjean dans Textes de mon cru

Tag(s) associé(s) : , , , , , , , ,

J’apprends   2 comments

ImAGE yin yang

 « Que fais-tu grand-mère, assise là, dehors, toute seule ? »

Eh bien, vois-tu, j’apprends. J’apprends le petit, le minuscule, l’infini. J’apprends les os qui craquent, le regard qui se détourne. J’apprends à être transparente, à regarder au lieu d’être regardée. J’apprends le goût de l’instant quand mes mains tremblent, la précipitation du cœur qui bat trop vite. J’apprends à marcher doucement, à bouger dans des limites plus étroites qu’avant et à y trouver un espace plus vaste que le ciel.

« Comment est-ce que tu apprends tout cela grand-mère ? »

J’apprends avec les arbres, et avec les oiseaux, j’apprends avec les nuages. J’apprends à rester en place, et à vivre dans le silence. J’apprends à garder les yeux ouverts et à écouter le vent, j’apprends la patience et aussi l’ennui ; j’apprends que la tristesse du cœur est un nuage, et nuage aussi le plaisir; j’apprends à passer sans laisser de traces, à perdre sans retenir et à recommencer sans me lasser.

« Grand-mère, je ne comprends pas, pourquoi apprendre tout ça ? »

Parce qu’il me faut apprendre à regarder les os de mon visage et les veines de mes mains, à accepter la douleur de mon corps, le souffle des nuits et le goût précieux de chaque journée ; parce qu’avec l’élan de la vague et le long retrait des marées, j’apprends à voir du bout des doigts et à écouter avec les yeux. J’apprends qu’il faut aimer, que le bonheur des autres est notre propre bonheur, que leurs yeux reflètent dans nos yeux et leurs cœurs dans nos cœurs. J’apprends qu’on avance mieux en se donnant la main, que même un corps immobile danse quand le cœur est tranquille. Que la route est sans fin, et pourtant toujours exactement là.

« Et avec tout ça, pour finir, qu’apprends-tu donc grand-mère ? »

J’apprends, dit la grand-mère à l’enfant, j’apprends à être vieille !

Joshin Luce Bachoux – J’apprends

Une chanson de Alanis Morissette – You learn

 

Publié 28 mai 2017 par dandanjean dans Contes, Pauses lectures

Tag(s) associé(s) : , , , , , , ,

%d blogueurs aiment cette page :