Caresser l’invisible

Il aimait lever la main et caresser le vent. À ses yeux, ce geste lui permettait de toucher l’essentiel.

Pour lui, tout ce qui avait de l’importance dans sa vie était impalpable. Par exemple, l’amour.

Il n’avait jamais pu prendre l’amour. Il l’a vécu, il en a vu la manifestation, mais il n’a jamais découvert les formes et les couleurs de l’amour.

Tout comme la paix d’ailleurs, cela arrive, elle s’installe dans notre vie et tout devient lumineux.

Le vent lui avait appris à reconnaitre la présence de l’amour, de la joie, de la conscience ou de la paix. Tout est là, partout, et parfois nos actions créent un mouvement ayant un impact sur les éléments qui nous échappent en raison de la distance ou des liens invisibles. La complexité du phénomène de l’interdépendance fait en sorte qu’un souffle se lève à l’horizon et atteint nos visages, nos cœurs et nos vies de façon inattendus.

Il levait la main pour toucher le vent, car il était conscient que ce que nous vivons est composé en partie de ce que nous avons fait. Il s’efforçait de rependre du positif autour de lui.

Il aimait rappeler que même les éléments invisibles agissaient sur nous et ils avaient souvent des effets tangibles.

Par un geste de bonté, un peu d’amour se transforme en action. Par un geste d’entraide, c’est la gratitude qui se transforme en action. Par la création d’une œuvre d’art, c’est la conscience qui se transforme en action. Par les petites attentions de tendresse, c’est la paix qui se transforme en action.

Il levait la main pour caresser la vie.

Une chanson de Daniel Lavoie – Jour de plaine

Les paroles sur https://genius.com/Daniel-lavoie-jours-de-plaine-lyrics

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