La quête de l’alchimiste

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La quête de l’alchimiste vise la transformation. La transformation de la pierre en or, ou encore réaliser la pierre philosophale. Les alchimistes réalisent leurs travaux à partir de la matière première.

Je ne suis pas alchimiste, mais cette quête est inspirante.  Car, elle permet de développer de nouvelles perspectives.  Est-ce vraiment possible de changer un caillou en pépite d’or? Oui, si nous changeons de perspective.

Rappelons-nous les événements de notre vie où ce qui était apeurant ou négatif s’est transformé de façon salutaire. Ce que nous appréhendions est devenu une bénédiction. Le secret de l’alchimiste est de prendre conscience que notre représentation du monde peut se transformer si nous l’acceptons. Il s’agit d’un mouvement réactif qui s’alimente de cette interaction, permettant de se transformer. Une simple matière première devient alors un joyau.

Dans cette perspective, les événements de notre vie nous confrontent à des crises ou à des prises de conscience. Sortir de notre zone de confort nous permet paradoxalement de travailler sur notre propre matière intérieure, sur notre propre vie malgré le fait qu’objectivement nous franchissions de nouvelles frontières physiques.

Sur notre chemin de vie personnelle il y a avant tout des intersections permettant la mutation, la transformation et le changement de perspective. Dans ce sens, les incidents, les catastrophes, les moments de joie et les réussites deviennent une énergie, une force permettant de prendre conscience de la richesse de notre vie intérieure. S’opère alors la mutation d’un présent en instant d’émerveillement que même tout l’or du monde ne pourrait remplacer.

Une pièce musicale de Philip Glass – Metamorphosis 1

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Un geste, une transformation à la fois.

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Elle se souvenait encore de cette soirée ou elle s’était moquée d’une amie qui disait que le bonheur est important dans la vie.  Elle avait bien ri, en se disant qu’il y avait tellement d’autres priorités.

Plus tard, les choses se sont mises à aller de travers. Elle était mal, rien n’aboutissait et puis ce fut la crise. Elle constata l’échec de sa vie, et le plus dur, fut de se rendre compte que c’était sa représentation du bonheur qui avait forgé son malheur.

Elle prenait la mesure de tout ce qu’elle avait enduré pour être belle. Elle ressentait ses pieds qui lui faisaient mal jusqu’à son dos. Elle sentait la faim la tenailler. Elle prenait la mesure de toutes les relations qu’elle a supportées pour bien paraître alors que maintenant elle était devenue insupportable à elle-même. Elle prenait la mesure de toutes ces fois ou elle s’était mise à courir pour faire plus vite en croyant ainsi améliorer son sort. Elle mesurait tous les liens de dépendances qu’elle a acceptées et qui les maintenaient dans son obscurité.

Elle se disait que maintenant qu’elle mesurait l’effet des liens de ses dépendances, il lui paraissait judicieux de consacrer un peu d’énergie au quotidien pour vivre la joie et le bonheur. Quitte à perdre des relations, à changer d’image et à ne plus se mesurer à l’opinion des autres.

Elle avait appris à la dure qu’il est faux de croire que les situations difficiles lui apporteraient une opportunité de solution pour s’en sortir. C’est tout le contraire, malgré les circonstances souvent incontrôlables, c’est le travail acharné sur elle et sur ce qu’elle voulait réellement vivre qui avait transformé sa vie.

Un geste, une transformation à la fois.

Une chanson de Yoav – One By One

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La vieillesse ou l’Art d’être en changement

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La vieillesse est souvent vécue comme la dernière ligne droite de la vie, la période des deuils, la perte d’un statut social, la diminution de la capacité d’agir, la transformation d’un corps qui s’éloigne des standards de la mode et la peur de ne plus vivre de bonheur partagé.

Souvent, la vieillesse est dans le regard de ceux qui regardent l’aîné. Personne n’a conscience que le cerveau de l’aîné a encore tendance à percevoir la réalité avec le philtre d’une jeunesse caché au fond du cœur.

Nous en avons fait de ces aînés une catégorie, qui au plan commercial, présente certaines caractéristiques intéressantes à exploiter.

Pour l’aîné, tout change. L’entourage demande de moins en moins d’avis, car les choses ont évolué et l’avancement de la technologie à changer complètement le contexte. De plus, ces gens qui les entourent disparaissent les uns après les autres.

Mais, pour ceux et celles pour qui le vieillissement est simplement l’apprentissage de l’Art d’être en changement, ils découvrent l’inversion de perspective. La vieillesse n’est plus la dernière ligne droite de la vie, c’est la vie. Être conscient qu’ils ne sont ni à la fin, ni au début de quelque chose d’autre, mais au cœur d’eux-mêmes, en vie, et avançant comme depuis leur naissance de changement en changement. Aucune avancée technologique ou modification du corps ne peuvent effacer l’expérience de vie.

Il n’y a pas de solitude pour la personne qui demeure reliée par sa nature propre à la Vie qui l’entoure. Il y a l’interdépendance permettant de simplement disparaitre en faveur des autres quand la transformation est opérée.

 

Une chanson d’Yves Duteil – Le passeur de lumière

Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1291674-yves-duteil-le-passeur-de-lumiere.html

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Le présent de la gratitude

Les yeux du coeur

La gratitude est un présent que l’on se donne, et cela dans tous les sens du terme.

Elle peut apparaître comme un bienfait, un avantage, mais c’est bien plus que cela. Beaucoup plus qu’un merci, c’est une source de vie intarissable.

Elle induit un état d’être, une prise de conscience qui alimente nos pensées, nos émotions, et nos actions.

La gratitude est une présence à l’autre,

elle est un présent que l’on partage,

et elle est une action au présent.

C’est ce qui fait toute la beauté et la grande énergie qu’elle dégage. Autant la personne qui l’exprime que la personne qui la reçoit en sont transformées.

Une pièce musicale de Paul Simon – Anji

 

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Colorier son mandala

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Nous faisons notre quotidien avec ce que nous décodons, ce que nous croyons et ce que nous portons comme valeurs et pensées en nous.

Il ne peut pas y avoir de havre de paix si nous ne sommes pas capables de nous accepter et que l’on ouvre la porte à l’ingérence des autres dans notre vie.

Dès l’instant où l’on se définit en fonction de son apparence, le poids de notre souffrance s’exprime par nos rondeurs, l’enracinement de notre souffrance s’exprime par nos rides, l’éclosion de notre souffrance s’exprime par les boutons sur la peau et nous ne pouvons plus avoir cette sérénité pour être heureux.

Si ce que nous sommes ne nous convient pas, nous devons changer. Le statu quo est intolérable. Nous devons entreprendre un processus de transformation afin de nous créer et nous devons aussi entreprendre un processus d’acceptation par l’entraînement de l’esprit pour s’ouvrir à ce qui est, puis à nous.

Il n’y a pas l’un ou l’autre, il n’y a pas de compromis. Le corps change, l’esprit change, tout change, et devant cette réalité, il n’y a pas de solution unique, mais une approche d’appropriation de notre corps et de notre esprit.

On oublie souvent que même un maquillage, un vêtement ou un tatouage peuvent ouvrir la voie au tracé d’une nouvelle forme de mandala dans notre vie.

Une pièce musicale de Kitaro – Mandala

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Nos transformations urbaines

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Après quelques années de travail en région, revenu à ma ville natale, je me suis senti comme un étranger, un apatride. À mes yeux cette ville était belle différemment. Pourtant c’était la même, les mêmes noms de rues, les mêmes arbres, les mêmes bâtiments et maisons. Bien sûr, des commerces étaient disparus et d’autres avaient repris leurs places, mais il y avait un quelque chose de différent. Je me suis promené dans les rues, je reconnaissais peu de visages. Lors d’un échange avec un passant, il m’a expliqué que mon sentiment était normal, car la ville à ses yeux changeait beaucoup depuis quelques années.

Mais quelque chose en moi me faisait penser qu’une ville ne change pas, elle évolue, car elle est habitée. J’avais l’intuition d’une perspective différente.

Ce sont les gens qui lui donnent une âme, une vie. Des familles s’installent dans un quartier. Ils cohabitent et vivent ensemble, créent un espace de vie, et une génération d’adultes et d’enfants occupent le territoire.

Puis, après une ou deux décennies, le visage de la ville porte un nouveau regard. Des enfants sont partis, parfois pour étudier ailleurs, pour travailler, pour voyager autour du monde, pour se marier. Des adultes ont déménagé dans des habitations plus petites en fonction de leurs nouvelles réalités. Certains sont décédés, ou ont refait leurs vies ailleurs. Et, au fil du temps, les familles s’étalent différemment dans la ville et l’âme d’un quartier abrite de nouvelles histoires familiales. Des nouveaux arrivants, de nouveaux commerces, de nouveaux endroits fétiches reconfigurent le quartier au rythme des désirs d’appartenance.

Une ville ne change pas, elle se transforme par mouvements humains.

Une belle ville se reconnaît avant tout par la richesse de la contribution de ses humains, par leur capacité à s’engager dans un devenir collectif inclusif. Puis, elle se reconnaît aussi par l’expression de sa joie d’y habiter illustré notamment par les créations architecturales, ses espaces habités de spectacles de toutes sortes.

Croire que nous pouvons développer une ville sans commencer à investir dans le potentiel humain n’a pas de sens.

Après tout, chaque lieu d’une ville sera visité, vécu ou habité par un ou des humains qui par choix tente d’y trouver un ailleurs meilleur.

En l’an 2000, en revenant à ma ville natale, après un exode de 17 ans, je me suis senti comme un étranger, un apatride. Et tout doucement, 17 ans plus tard, j’y suis heureux, comme citoyen du monde.

Une chanson de Luc De Larochellière – D’état en état

Les paroles et les accords sont sur https://www.boiteachansons.net/Partitions/Luc-De-Larochelliere/D-etat-en-etat.php

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