Fourmis sans ombre

Qui veut trop dire ne dit rien. À l’inverse, il n’est pas toujours vain de se mettre à l’écoute de ce qui à l’air de ne rien dire.

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Tout le monde dort

Rien entre

la lune et moi

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Ne pas chercher à remplir ce qui doit rester accueillant au vide. Ne pas chercher à émonder ce qui ne demande qu’à éclore librement.

Simplement, rester attentif au jeu imperceptible des mots du quotidien, qui ont plus d’un tour dans leur sac. Ils nous disent au plus juste de quoi sont faits les instants dont nous sommes faits : menues choses sur lesquelles le regard distrait passe sans s’arrêter, et qui sont pourtant la trame indiscutable de la vie, la substance de toute mémoire.

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La barque et le rivage

Bavardent

Longue journée.

Shiki

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Cette brièveté dans l’expression, cet art de l’impromptu, nous le retrouvons chez les peintres japonais et chinois. La rapidité de pinceau est à leurs yeux la vertu cardinale : quelques traits, jetés sur le papier avec une apparente désinvolture, suffisent à cerner l’image avec une miraculeuse précision.

Là encore, il s’agit d’évoquer beaucoup en montrant peu, l’essentiel étant laissé au blanc de la page qui symbolise l’espace indéfiniment ouvert – où l’image (comme la note en musique) peut résonner indéfiniment.

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Une goutte de rosée

Une fourmi en devint

Folle

Maurice Coyaud dans Fourmis sans ombre : Le Livre du haïku

Une pièce musicale de Pat Metheny and Toots Thielemans – Always And Forever

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